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Qu'est-ce qu'une DLT ?
Dans les marchés financiers classiques, chaque intervenant (banques, dépositaires, chambres de compensation) conserve sa propre base de données fermée. Cette architecture impose des étapes lentes de réconciliation comptable et explique en partie le délai de règlement-livraison à J+1 ou J+2.
Une DLT remplace ces registres silotés par une base unique partagée. Chaque membre accède à une copie synchronisée et vérifiée de l'état des comptes. Le registre distribué fait office de source unique de vérité.
Comment fonctionne une DLT ?
Le fonctionnement d'un registre distribué repose sur plusieurs mécanismes coordonnés :
- La réplication des données : chaque nœud validateur, c'est-à-dire chaque serveur opéré par un participant, détient une copie du registre
- Le protocole de consensus : des algorithmes cryptographiques vérifient la validité des transferts avant de les valider définitivement.
- L'intégrité : les opérations inscrites ne peuvent pas être modifiées unilatéralement sans briser la cohérence du réseau.
- Le contrôle d'accès : dans la finance de gros, les DLT sont en général permissionnées. Seules des entités identifiées et régulées peuvent lire, écrire ou valider des opérations.
DLT vs Blockchain : quelle différence ?
La blockchain est une catégorie particulière de DLT. Dans une blockchain, les écritures sont regroupées chronologiquement sous forme de blocs liés entre eux par cryptographie.
Une DLT est un concept plus vaste : elle désigne tout registre partagé décentralisé, qu'il utilise ou non une structure linéaire de blocs.

